Andrew Jackson
Andrew Jackson est un artiste britanno-canadien dont le travail explore la manière dont la mémoire s’inscrit dans des paysages façonnés par le traumatisme, le déplacement et des histoires racialisées. Œuvrant à l’intersection des pratiques documentaires et artistiques, il adopte une approche post-documentaire pour interroger la visibilité, l’effacement et la politique des lieux. Ses œuvres ont été exposées à l’international et figurent dans des collections prestigieuses, notamment la United Kingdom Government Art Collection, le Musée McCord-Stewart et Autograph. Parmi ses projets récents : Little Burgundy (Musée McCord-Stewart, 2025) ainsi que des résidences à Light Work, New York (2018) et au Dikan Center, Accra (2025). Jackson enseigne à l’University of the Arts London et milite pour une représentation équitable en photographie.
Emmanuelle Jacques
Emmanuelle Jacques est une artiste visuelle indisciplinée originaire de Sherbrooke et vivant à Montréal. Sa pratique est issue du dessin et des arts imprimés, et allie notamment l’écriture et l’art relationnel. Principalement sous forme de livre d’artiste ou d’installation, ses différents projets l’ont amenée à s’intéresser à la cartographie, à l’architecture de paysage, à la maternité, à l’économie, au travail invisible, à l’autogestion, aux interstices, à l’indiscipline et aux utopies. En se fondant sur des enjeux précis ou hyperlocaux, elle favorise des rencontres propices à faire émerger des microrécits, dont elle extrait un sens commun.
Suite à une résidence à Adélard avec Anna Jane McIntyre en 2021, elle a initié le projet collectif Faire partie du paysage. Elle tient à remercier le Conseil des arts et des lettres du Québec pour son soutien à ce projet.
Michèle Magema
Michèle Magema est une artiste visuelle franco-congolaise dont la pratique transcende les frontières disciplinaires, combinant vidéo, performance, photographie et dessin dans des installations hybrides. Son travail, situé à la croisée des récits personnels et des mémoires collectives, questionne les tensions entre identité individuelle et histoires partagées. Elle puise dans son vécu et ses souvenirs pour explorer des thématiques telles que le féminisme, les dynamiques sociopolitiques et la mythologie, tout en se dégageant des représentations exotisantes historiquement imposées.
Ses œuvres les plus récentes engagent une réflexion sur les archives, qu'elle déconstruit à travers une approche décoloniale, plaçant le vivant au centre de son propos. Magema interroge la place des images coloniales, emprisonnées dans les récits historiques dominants, en utilisant le dessin comme vecteur de leur libération. Ce processus s’inscrit dans une remise en question profonde des narrations visuelles coloniales, offrant ainsi une nouvelle lecture des images captives.
Anna Jane McIntyre
Anna Jane McIntyre est une artiste multidisciplinaire qui vit et travaille à Montréal, dont la pratique allie gravure, narration, archivage, sculpture cinétique et microactivisme. Son travail explore la manière dont les individus perçoivent, créent et expriment leurs notions de soi et d’appartenance à travers leurs comportements et leurs repères visuels. Les projets de McIntyre prennent tantôt la forme d’émojis géants, de tables de baby-foot féministes, d’ateliers communautaires, tantôt d’installations forestières, de paysages sonores, de films, d'animations ou de portraits en hommage aux oubliés. Les œuvres de McIntyre ont été exposées au Canada, aux États-Unis, au Brésil, en Afrique du Sud, en Europe et au Royaume-Uni.
Jean-Marc Superville Sovak
Jean-Marc Superville Sovak est un artiste multidisciplinaire qui cherche à manifester les récits de la colonisation et l’esclavage effacés de la mémoire collective. Sa pratique comprend la réalisation de plusieurs œuvres d’art publique, la production d'un opéra « There Are NO Black Shakers » et une série de détournements de gravures paysagistes du XIXème siècle intitulée « a-Historical Landscapes ». Diplômé d’un bac en arts visuels de l’Université Concordia et d’une maîtrise en arts visuels de Bard College, Jean-Marc a bénéficié de plusieurs bourses de création dont le Support for Artists Grant du New York State Council on the Arts.
Aida Vosoughi
Aida Vosoughi explore le paysage et ses transformations dans une perspective historique. Ses recherches récentes s’intéressent à la frontière comme agent de création de nouveaux paysages, notamment à travers sa relation aux mouvements migratoires. Bien qu’elle examine la frontière dans toute sa complexité, ses travaux actuels se concentrent sur les frontières géopolitiques modernes. Les frontières ne sont pas de simples lignes séparant des territoires : elles sont des interfaces de pouvoir qui reconfigurent les vies, les corps et les récits de ceux qu’elles circonscrivent. Portés par un langage métaphorique et poétique, ses projets prennent la forme d’installations, de peintures, de sculptures et de vidéos.
Stanley Wany
Stanley Wany est un artiste multidisciplinaire dont le travail consiste à revisiter les archives coloniales et historiques dans le but d'extirper l'histoire de ses ancêtres afrodescendants. Il commence son exploration comme éditeur et créateur de romans graphiques expérimentaux qui explore la non-linéarité de la narration et de l'inconscient. Après une résidence en Finlande, il fait le saut en arts visuels, poursuivant sa recherche en incorporant cette fois l’historicité des narratifs présents dans la culture populaire. Par le dessin, la peinture, l’installation et les romans graphiques expérimentaux, il approfondit ses réflexions sur la culture populaire, les mythes et le subconscient en relation avec l’expérience des personnes afro-descendantes dans la société occidentale.