Exposition
SIDERAL
Gravité sans frontières, champs célestes
20 septembre au 18 octobre 2026
Dans le cadre de l’exposition Une assemblée pour le cosmos
Artistes : Marcela Armas + Gilberto Esparza
Commissaire : Remigio Valdés de Hoyos
Vernissage : samedi 19 septembre, à 16h, lors du Lancement d’automne
Adélard présente SIDERAL – gravité sans frontières, champ célestes, une installation des artistes mexicains Gilberto Esparza et Marcela Armas, à l’église Bishop Stewart Memorial de Frelighsburg. Développée à la suite d’une résidence de création de Gilberto Esparza à Adélard durant l’été 2026, l’œuvre consiste en une installation qui relie une météorite exceptionnelle, prêtée par le Planétarium de Montréal, à l’orgue patrimonial de l’église, permettant à cette matière extraterrestre de résonner dans l’ensemble du bâtiment.
À la croisée de l’art, de la science, de la technologie et du cosmos, SIDERAL nous invite à repenser notre rapport à la matière, à la gravité et à des forces qui dépassent largement l’échelle humaine. L’œuvre envisage le cosmos qui nous habite et trouble les frontières qui définissent notre monde, tout en ouvrant une réflexion sur les enjeux émergents de propriété et de colonisation de l’espace.
Cette installation est présentée dans le cadre de l’exposition multisite Une assemblée pour le cosmos, un vaste projet de collaboration se déroulant conjointement à la Galerie de l’UQAM et à MICA | Institut d’art contemporain de Montréal. Elle s’inscrit également dans un partenariat de longue date entre Adélard et Espacio México Montréal.
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Avec l’influence puissante du secteur privé et le retour des grandes ambitions nationales, la perspective d’une colonisation spatiale, telle que portée par les discours des magnats du secteur, semble de plus en plus prégnante et inéluctable.
Il devient alors impératif de comprendre les origines de ces imaginaires structurants et de saisir la vaste étendue des rapports autres au cosmos qu’ils occultent. Face à ces récits dominants, l’enrichissement des cosmovisions et l’amplification de perspectives anticoloniales et non-extractives, pour l’édification de futurs en commun, sensibles et pluriels, se font de plus en plus pressants.
Une assemblée pour le cosmos pose ainsi les questions suivantes : comment mettre de l’avant les imaginaires, les singularités socioculturelles et les connaissances ancestrales, autochtones, communautaires et plus qu’humaines dans nos relations au cosmos ? En replaçant au centre ces ontologies et ces sensibilités planétaires au travers de l’art contemporain, est-il possible de constituer une assemblée pour le cosmos fondée sur des solidarités intra- et interplanétaires ?
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Marcela Armas est une artiste et chercheuse mexicaine transdisciplinaire dont la pratique conjugue l’art, la science, la technologie et l’écologie. Elle explore les relations entre corps et territoire, savoir, archive et mémoire, ainsi que les processus d’autonomie et de résistance dans des contextes situés. À travers des machines, dispositifs sonores ou instruments, installations, objets documentaires, médias électroniques et analogiques, son travail s’oriente vers des méthodologies de recherche transdisciplinaires, faisant de l’éthique environnementale une assise pour imaginer des futurs possibles, tournés vers la reconquête de l’autonomie, des réseaux de soin et des modes de vie durables. Elle propose une réflexion critique sur les logiques extractivistes et marchandes du modèle capitaliste, en articulant substances, matériaux, artefacts, archives géologiques et humaines, savoirs communautaires, témoignages, ainsi que des écosystèmes vivants complexes et divers.
Gilberto Esparza vit et travaille à San Miguel de Allende au Mexique. Sa pratique se situe à la croisée de l’art, de la science et de la technologie, à travers des interventions dans des écosystèmes endommagés et dans des contextes socio-environnementaux critiques. Il propose de nouvelles formes d’existence issues de l’assemblage entre systèmes artificiels-technologiques et formes de vie organiques, dans le but de réorienter le potentiel de la technologie vers la bioremédiation et une coexistence interespèces plus juste et horizontale. Gilberto Esparza a présenté des expositions individuelles et collectives au Mexique, en Amérique latine, en Amérique du Nord, en Europe, en Asie et au Moyen-Orient. En 2017, il a présenté l’exposition monographique Plantas autofotosintéticas à la Galerie de l’UQAM. Il a reçu le Golden Nica en art hybride du Prix Ars Electronica, le second prix de VIDA 13 de la Fundación Telefónica, une mention honorifique d’Ars Electronica, ainsi que le prix de production ibéro-américaine VIDA 09.
Remigio Valdés de Hoyos est né à Monterrey, au Mexique, en 1958. Artiste autodidacte dès l'âge de treize ans, il entreprend néanmoins des études en architecture à l'Université Nationale Autonome du Mexique avant de se consacrer entièrement aux arts plastiques à partir de 1975.
Il se forme à la gravure sur cuivre à Paris (atelier Lacourière-Frélaut, 1978) puis à la lithographie à Mexico auprès d'Andrew Vlady (1984). En 1997, il intègre la technique de la céramique Talavera à ses œuvres, présentées au musée du Palais des Beaux-Arts de Mexico, puis à Washington et à Berlin. Il s'installe à Montréal en 1999.
Ses œuvres ont été exposées au Mexique, en Allemagne, aux États-Unis, en France, en Espagne, à Cuba et dans plusieurs pays asiatiques. En 2001, le Musée des Beaux-Arts de Montréal acquiert son triptyque Cielo pour sa collection permanente. En 2005, il fait ses débuts comme cinéaste expérimental au Japon avec le film « Wild Angels ».